Quand les marques éclipsent les produits

Tu me passes le Coca ? T’as repris des Activia ? Y a plus de Nutella ! Aucun nom d’aliment dans ces phrases, mais tout le monde sait de quoi il est question. Certaines marques ont une identité tellement forte qu’il leur est inutile d’indiquer ce qu’est leur produit. Pour le meilleur et pour le pire.

LES CONNUS

Le matin, si votre enfant vous demande de la « pâte à tartiner », c’est soit que vous faites partie des rares personnes à acheter une marque distributeur, soit que le marketing n’a aucune préhension sur votre enfant (qui est donc inadapté à notre monde consumériste).

Il est de ces marques qui ont effacé le nom même du produit grâce à leur popularité.

Photo de la véritable Mobylette

« MobyletteAmsterdam » par Grorigan

On peut notamment parler de la Mobylette, qui est un nom de modèle de cyclomoteur de la marque Motobécane (MBK), et qui s’est imposé pour représenter un type de cyclo, quelle qu’en soit la marque.

Pub Frigidaire

Pub Frigidaire

Un autre exemple de ce phénomène est le Frigidaire (à l’origine créé par Electrolux), qui est aussi devenu le nom d’un type d’appareil électroménager, regroupant ainsi plusieurs marques.

Les marques de ces 2 produits se sont donc payées le luxe de faire littéralement parler d’elles-mêmes quand il est question d’un modèle d’une autre marque.

LES ABUS

Dans certains cas, il n’est indiqué sur le produit que la marque, et pas ce que l’on achète. Et cela n’est pas uniquement dû à la volonté de la marque d’associer son nom à un produit sans avoir besoin de le nommer.

Andros pomme nature

Andros pomme nature

Ne plus indiquer le nom des produits peut permettre à certaines marques de ne pas respecter certaines contraintes. Ainsi, Andros peut bien se targuer d’utiliser des fruits (avec La force du fruit comme slogan, encore heureux !), mais elle se garde bien d’utiliser le mot « compote » sur le paquet ci-dessus, tout simplement car ce n’en est pas.

En effet, certaines préparations, dans le but de respecter la recette originelle, nécessitent de suivre un cahier des charges précis sous peine de ne pas avoir le droit d’utiliser le nom de ladite préparation. Concernant les compotes, Andros l’explique très bien elle-même. Essayez lors de vos prochaines courses de trouver de vraies compotes, vous risquez d’être déçus.

Dans le même ordre d’idée, le « chocolat » ne doit pas comprendre plus de 5% de matière grasse issus d’autre chose que du beurre de cacao. Maintenant, nous allons regarder quelques emballages.

Milka au lait

Milka au lait

Cote d'Or lait

Cote d’Or lait

Vous voyez où je veux en venir ? Je ne dis pas que ces chocolats n’en sont pas (d’ailleurs dans la liste des ingrédients, il est bien indiqué que le milka au lait alpin est un chocolat). Mais puisqu’il n’est pas indiqué sur le devant de l’emballage que c’est du chocolat, la marque aurait tout à fait le droit de modifier sa recette et de sortir du cadre du chocolat pour produire une « tablette goût chocolaté » par exemple (en enlevant toute notion de chocolat dans les ingrédients).

Et vous, pensez-vous que cette méthode est de la tromperie ou est-ce une partie du jeu du marketing ?

fmal_petit

Fred

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3 réflexions sur “Quand les marques éclipsent les produits

  1. le temps du minitel et des kleenex est loin d’être révolu, pour moi il s’agit surtout pour le consommateur de prendre le temps de regarder la liste des ingrédients et pas simplement d’acheter en étant aveuglé par le marketing

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