Payez ce que vous voulez

Concept venu tout droit de Grande-Bretagne et qui fait fureur, le Pay What You Want (PWYW), comprenez bien sûr ‘payez ce que vous voulez’, s’installe petit à petit chez nous.
Outil marketing de choc face à une économie au ralenti, cette stratégie laisse libre choix au consommateur de fixer le prix du produit ou du service qu’il achète. Un vêtement, une nuit d’hôtel, une soirée au restaurant… nombreuses sont les enseignes qui s’y essayent.

Mais qui a lancé cette mode ?

Le groupe Radiohead sort en 2007 son album ‘In rainbows’

Voyant l’industrie du disque connaître quelques doutes quant à la vente des albums, c’est en fait le groupe de rock Radiohead, qui est à l’initiative de ce concept. C’est à l’occasion de la sortie de leur album en 2007, que les musiciens ont proposé à leurs fans d’acheter leur musique en donnant ce qu’ils voulaient.
Et à leur grande surprise, l’opération a connu un vif succès, avec des millions d’albums écoulés !

Et dans l’hôtellerie ?

Intéressée par cette idée, la chaîne hôtelière Best Western a été la première dans son domaine, à tenter de mettre en place ces promotions. En 2010, elle a mis à la disposition de ses clients, quelques chambres sans prix affiché.

C’est vous qui déterminez le prix

Dans le domaine hôtelier, il a été noté que pour ce concept le problème le plus récurrent était l’évaluation faite par les clients. Pas toujours de bonne foi j’en suis sûre, et des critères d’évaluation variés en tête, une étude montre que les clients ne payent en moyenne que 40 à 60% du prix initial de la chambre dans cette situation.

Malgré cette déception, le groupe Best Western a communiqué sur les retombées de l’opération, en indiquant avoir augmenté le trafic sur son site internet de 33%.

Brandalley retente l’expérience

Brandalley, qui avait déjà testé l’opération en 2009 et connu un avis mitigé, remet à nouveau cette stratégie en place. Du 13 au 16 novembre, le portail de vente proposera une sélection d’articles à ses clients, pour laquelle ils pourront eux-même fixer le prix lors de l’achat. Bien sûr, pour assurer le coup, l’enseigne virtuelle impose quelques règles de jeu. Par exemple, les acheteurs n’ont le droit qu’à un seul article par jour.

Bien que le site se dise satisfait de la première tentative de 2009 avec plus de 45 000 nouvelles inscriptions suite à cette opération, l’enseigne avait relevé quelques limites. 85% des internautes avaient profité de l’occasion pour bloquer le prix de leurs articles à 1€.

Mais là encore, une étude montre que lors d’achats derrière un écran d’ordinateur, les acheteurs se sentent moins obligés vis à vis du vendeur de respecter son travail, et en profitent pour descendre au maximum le prix de leurs emplettes sans trop d’effort.

Alors, à voir ce que cette session donnera cette fois pour Brandalley…

BrandAlley lance l’opération ‘payez ce que vous voulez’

Comme on vient de le voir, bien que le concept tende à se développer et attirer de plus en plus d’enseignes et de domaines, il faut retenir que le projet repose sur quelques règles, pour qu’il se passe sans trop de désagréments pour les marques et avec respect de la part des consommateurs. La marque doit d’abord faire un choix en amont : définir la quantité et les ‘objets’ qu’elle met à la disposition des consommateurs.
Quelles sont les motivations pour les enseignes de tenter l’expérience ? Faire le buzz, attirer une nouvelle clientèle, relancer sa propre clientèle mais également, d’après les témoignages, laisser les consommateurs les évaluer pour ensuite connaître leurs réelles attentes et besoins. Le client n’évalue pas ce que ça coûte, mais ce que ça vaut. Pourvu qu’il soit de bonne foi.

Certes, ce concept se rapporte à une nouvelle méthode marketing. Un bon moyen de communiquer et d’attirer un public qui n’aurait peut-être jamais porté le regard sur l’enseigne. Mais je me pose quand même une question : d’après vous, ce concept peut-il vraiment marcher et durer vis-à-vis de la culture et du mode de consommation français ?

Une nuit d’hôtel, un dîner au restaurant, un T-shirt… mais pas que !

Comme on pouvait s’en douter, ce sont des services pour lesquels la communication est fort présente qui tentent de mettre en place le concept. Mais pas que ! En effet, il semblerait que maintenant des domaines inattendus tentent aussi l’opération. C’est le cas de certains cabinets qui ont proposé des conseils juridiques avec une rémunération fixée par les clients… Et oui, incroyable !

Article by

Alex

Alex

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s