La pub, instrument de choc ?

Chose promise, chose due ! C’est bien ce qu’on dit, non ? Alors, comme je suis une fille de parole, je vais la tenir et vous en remettre une couche ! =)

La dernière fois, je vous avais laissé sur les diverses campagnes pour la sécurité routière en vous promettant d’aborder les autres sujets sympas (cigarette, sida…) dans un autre article. Voilà qui sera fait avec ce qui suit !

Mais avant de commencer par les réjouissances, je tenais à vous faire part de ces deux créations, parues peu après mon dernier article et qui traitent, elles aussi de la sécurité routière (vous avez dit coïncidence ?)… Cette fois-ci, ce n’est ni en France, ni en Europe, puisque la première nous vient de Buenos Aires (capitale de l’Argentine, en Amérique du Sud, pour les nuls en géographie). Il s’agit d’une série de visuels chocs, mais plutôt colorés, dont l’objectif est d’illustrer « gaiement » la cause principale de décès chez les moins de 35 ans : les accidents de voiture (et non la connerie, bande de médisants). Le principe : remplacer le sang par des voitures en plastique miniatures qui s’entrechoquent dans certaines parties de l’anatomie du corps humain et vous laisser imaginer les dégâts. Voyez par vous-même…

La seconde création est un spot télévisé, intitulé « Mistakes » (« Erreurs » en français), originaire de Nouvelle-Zélande et pour le moins, bouleversant. Davantage ciblé sur la vitesse, ce spot nous rappelle d’une manière très originale (choquant à sa manière) combien l’erreur est humaine. Mais les images parlent mieux que les mots, alors…

Voilà pour la sécurité routière. Cette fois-ci, je m’arrête là, mais ce n’est que pour mieux enchaîner sur la suite ! Car j’ai pu vu le montrer avec mes deux derniers articles, que ce soit pour notre patrimoine alimentaire ou ce type de sujet qui nous concerne tous, la pub n’est pas uniquement là pour servir les grandes marques. Au contraire, elle s’attache de plus en plus à défendre des grandes causes et à transmettre des messages forts et impactants. Tout comme pour la sécurité routière, c’est donc aussi le cas pour la lutte anti-tabac.

Tabac Info ServiceLa fois dernière, je vous parlais de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). De manière générale, cet institut a pour objectif d’informer la population sur diverses thématiques (alcool, drogues, maladies…), toutes en rapport avec les risques encourus par la pratique d’activités peu « flatteuses », voire malsaines… La plupart de ses productions en matière de communication sont à caractère institutionnel, c’est-à-dire qu’elles informent, préviennent, conseillent et renvoient la plupart du temps vers un service de renseignements. Le but étant de pousser les gens qui se sentent concernés à se renseigner volontairement pour les inciter à stopper ces pratiques.

Plus concrètement, en ce qui concerne le tabac notamment, l’INPES est à l’origine de plusieurs communications institutionnelles pour la prévention des risques liés à la consommation de tabac. C’est le cas de cette affiche, entres autres, qui met en avant le service « Tabac Info Service » mis en place par l’institut pour venir en aide aux fumeurs qui souhaitent arrêter ou répondre à toute personne ayant des questions au sujet du tabac.

Mais c’est au CNCT (Comité national contre le tabagisme) que l’on doit de véritables campagnes de pub anti-tabac. Car depuis la loi Evin de 1991 et son interdiction de toute forme de publicité (directe ou indirecte) ou propagande en faveur du tabac, il n’est plus concevable, ne serait-ce que pour une affiche de film, d’utiliser la cigarette comme faire-valoir. Sont alors apparues ces campagnes moralisantes (et désespérantes) contre la consommation de tabac, dont l’utilité reste encore à prouver…

Cela n’a pas empêché le CNCT de remettre le couvert cette semaine avec une nouvelle campagne intitulée « Le complot » (c’est à croire que je suis raccord avec l’actualité de la communication ces temps-ci !). Un spot de 90 secondes qui retrace l’histoire de Pierre, fumeur, qui décide un jour d’arrêter de fumer, mais se fait vite rattraper par l’industrie du tabac (retrouvez une analyse plus complète ici). Personnellement, je trouve ce spot esthétiquement beau et bien réalisé, à la manière d’un polar à la française, mais il ne parvient pas à me convaincre (je ne sais pas si le fait que je sois non fumeuse m’influence dans ce jugement). Les arguments sont valables, mais la mise en scène ne l’est pas assez à mon sens (ou l’est trop et en devient ridicule).

Dans le même thème, je préférais carrément ce visuel de l’association Droits de Non Fumeurs (2010), beaucoup plus choquant certes, mais aussi beaucoup plus parlant ! Il faut dire aussi qu’ici, il ne s’agit pas uniquement d’inciter les fumeurs à arrêter pour eux-mêmes, mais aussi pour leur entourage. Ce qui a le mérite d’être plus convaincant. Surtout lorsqu’il s’agit de jeunes…

tabac

Bref, tout ça pour dire que la pub n’en a pas fini de faire parler (et couler de l’encre) ! Et même si elle est parfois (souvent) considérée comme « visuellement polluante », son usage tend à s’élargir de plus en de plus et à servir davantage d’enjeux qu’il n’y paraît…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Êtes-vous convaincu par ce genre de campagnes ? Ou au contraire, vous laissent-elles indifférentes au point de ne plus y porter la moindre attention ? Et qu’a provoqué ce spot néo-zélandais chez vous ?

Sophie

Sophie

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